
Ma filleule,
L'hiver s'éteint, le printemps arrive.
Le froid et les gelées tardives
Ne seront plus que des pensées
Dans nos têtes, enfin éffacées.
Le soleil se met à briller
Et dans le ciel, une clarté.
Simple lueur dans ce ciel gris
Réel bonheur dans nos esprits.
Tu apparaît au petit jour
Avec ta belle petite frimousse.
Et tu cherches déjà ton pouce,
Comme par envie, comme par amour.
Maman est fière de toi
Papa, n'en parlons pas.
Quant à moi je suis là,
A faire les cents pas.
Et puis tu as grandi.
Tu t'es épanouie.
Les années ont passé,
Je n'ai rien oublié.
Je me souviens quand, tous les deux,
Nous partions pour notre petit jeu,
Qui consistait, comme chaque année,
A trouver ce que tu voulais.
Car chaque fois, sans demi-mesure,
Pour ton annif, c'était : CHAUSSURES
Baskets, godasses ou bottillons,
Tout semblait pour toi être bon.
J'aurais aimé être plus proche,
Etre moins con, être moins moche.
Même si je sais qu'au fond de toi
Tu ne me le reproche pas.
Car je t'adore et tu le sais,
De jour en jour, plus que jamais.
Tu es le résultat divin
De ce qu'attendent chaques parrains.
J'ai oublié ta pointure
Aussi, accepte cette mouture
Pour ta vingt-troisième année
Et ton anniversaire fêté.
Je t'aime très fort ma tite clochette
Allons-y, commençons la fête.
Et que tous réunis l'on trinque
Au vingt quatre mars quatre vingt cinq.
A Claudia
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